Recul de la demande en or physique

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Depuis plusieurs mois, on note un net recul de la demande en or physique, c’est en tout ce qui ressort des chiffres du Conseil mondial de l’or. On n’avait pas assisté à une demande aussi peu élevée depuis l’année 2008 et ce, qu’il s’agisse des investissements en provenance des particuliers, investisseurs financiers ou bijoutiers/joailliers.

Ainsi, au premier trimestre de l’année 2018 la demande équivalait à 973,5 tonnes, soit une diminution de l’ordre de 7% par rapport à la même période un an auparavant.

La demande en or physique en baisse sur plusieurs secteurs

Cette baisse de la demande a été constatée sur divers marchés, dont celui des particuliers acheteurs d’or physique, du moins sur les trois premiers mois de l’année. En ce qui concerne le secteur de la bijouterie, on relève une baisse de 1% avec une demande établie à 487,7 tonnes.

Les pièces et lingots sont encore plus impactés avec un recul de l’ordre de 15%, pour une demande établie à 254,9 tonnes. La bijouterie tire pourtant son épingle du jeu en Chine avec une progression de 7% pour un volume de 187,8 tonnes. A l’inverse, le secteur enregistre une chute de 12% en Inde, à 87,7 tonnes.

Si un tel écart a pu se produire en Inde entre les chiffres de 2017 (189,6 tonnes) et la demande actuelle, c’est en majeure partie du au fait que la devise indienne a également faibli, ce qui a eu pour effet de faire augmenter le prix de l’or physique en dollars. La période normalement consacrée aux mariages était également plus réduite que les années précédentes, ce qui a limité les achats de bijoux.

Tour d’horizon de la demande mondiale en or physique

Le Moyen-Orient a assisté à une baisse de ses monnaies locales, ce qui a inévitablement impacté la demande en or physique. Ainsi, la bijouterie perd 15% et s’établit à 45,3 tonnes. En revanche, les pièces et lingots ont enregistré des performances remarquables avec une hausse de l’ordre de 63% pour un volume équivalent à 15,7 tonnes.
Les tensions géopolitiques ont évidemment poussé les investisseurs vers les valeurs refuge, d’où cette progression plus que notable.

La Turquie enregistre aussi des performances non négligeables malgré une devise en baisse. Ainsi, on note une augmentation de 47% par rapport à l’année dernière, pour un volume de 13,1 tonnes en ce qui concerne les pièces et lingots et 19%, soit 9,9 tonnes pour la bijouterie.

Enfin, la Russie, la Turquie et le Kazakhstan ont fait progresser la demande mondiale du fait de l’augmentation de leurs stocks par leur banque centrale respective. Les trois pays ont contribué à hauteur de 42% à la demande mondiale.

Les industries de pointe continuent à doper la demande avec une progression de 4%, en particulier dans les puces et circuits imprimés.

Une baisse de la demande précède bien souvent une baisse du prix de l’or physique. Or, la chose que les détenteurs et investisseurs d’or physique aient à redouter est une stagnation du prix. Tant que les prix restent volatiles, il y a possibilité de spéculer.

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